La Paz
Après ces quelques jours
de repos à Copacabana, nous avons traversé le lac, puis les plaines
de l'Altiplano pour se rendre dans la capitale bolivienne : La Paz.
C'est une grande ville avec des grattes-ciel, une diversité ethnique
plus prononcée et une banlieue pauvre. Les rues ET les trottoires
sont des mercados (marchés) constants où on peut trouver de
la bouffe de rue (dont je rafole), comme du dentifrice ou encore de
l'huile la moteur! De luxueux hotels et autres édifices modernes
côtoient des bâtisses abandonnées. Il y a beaucoup de monde, mais
la grande ville me rend nostagique de Montréal...
| Vue du bus (de la bus) entre Copacabana et La Paz ;-) |
| Coucher de soleil à La Paz |
Un site archéologique
important de cette région est celui de Tiwanaku, une culture
pré-Inca. Dans le musée, on retrouvait une quantité et une qualité
impressionnante de céramique et de technologies architecturales et
agricoles. Deux monolites (dont un trois fois plus grand que celui de
la photo) représentant la Pachamama (la terre-mère), la
porte du soleil et le temple semi-souterrain démontre l'évolution
de cette société qui s'est éteinte avant même l'arrivée des
Incas.
| Statue d'environ 3 m taillée dans un seul bloc |
| La puerta
del sol, peut-être un calendrier solaire |
Potosì
Nous sommes parti aussi vite que nous sommes arrivés, vers Potosì,
une ville minière qui fût autrefois plus riche et plus populeuse
que Paris ou Londre (vers le 17e siècle). L'architecture coloniale
est superbe, les parcs sont remplis de sculptures et de fontaines et
il y a plusieurs musées décrivant l'ère industrielle de la ville.
| Sculpture de bois taillée à même un arbre mort sur la Plaza principale |
| Potosì, avec la mine en arrière fond |
Cela fait 450 ans que les mines du Cierro Rico sont exploitées
(surtout pour de l'argent et du zinc) et la majorité des familles
vivent toujours de cette industrie. L'activité la plus intense que
nous ayons fait jusqu'à maintenant est certainement la visite d'une
mine de Potosì. Avec d'ancien mineurs convertis en guides, nous
sommes entrés dans la partie ''la plus facile'' de la mine, alors
qu'un autre groupe est allé dans la section profonde où il fait 35
degrés! Après avoir trinqué avec les mineurs et prié El Tio
(le diable) de nous laisser sortir vivants et nous sommes
ressortient dans un mélange de boue et de poussière.
| Trois mineurs avec leur feuilles d coca mâchées dans la joue pour se couper la faim. |
Comme il nous l'avait été décrit, ces hommes travaillent dans des
conditions moyennageuses, avec des wagons de fonte pour sortir les
minéraux et sans masque. Le plus grand danger pour eux n'est pas de
rester pris dans la mine, mais plutôt de mourir de silicosis (une
maladie des poumons), vers l'âge de 35 ou 40 ans. Ce soir là, à
l'auberge, nous avons visionné un documentaire sur la vie d'un
orphelin de 14 ans qui travaille dans une mine de la région avec son
frère de 10 ans, très prenant. (Nous en avons une copie pour les
intéressés). Je ne sais pas il date de quand, mais il paraît assez
rescent pour croire qu'il y a encore des enfants dans les mines
aujourd'hui, bien que nous n'en ayons pas vus...
| À la sortie de la mine, les mains croutées de poussière |
Désolée pour la fin triste, je n'ai pas de coucher de soleil cette
fois-ci. On voulait voir la Bolivie, on a vu la Bolivie!