vendredi 28 juin 2013

Reserva Biosféra del Manu



On ne pouvais pas venir au Pérou sans voir la selva, la jungle amazonienne. Toutes les rivières du Parc se déversent dans la Rìo Manu, qui elle rejoint l'Amazone au Brésil. La seule façon d'entrer dans la seule zone ouverte au tourisme, c'est via une agence autorisée avec un guide professionnel. Nous sommes donc parti le 16 juin pour 8 jours et enfin ressentir un peu de chaleur! 

Le premier et le dernier jour étaient essentiellement du transport (10h de route), mais le contraste entre les montagnes sèches sans arbres et la jungle humide et luxuriante est surprenant.



À partir de Pilcopata, la dernière ville ou on trouve Internet, nous avons fait une partie de la rivière en rafting jusqu'à Atalaya. Là-bas, les enfants nous attendais avec impatience pour ''aider'' à le dégonfler en sautant dessus! (Voir la photo) De là, nous sommes partis en bateau à moteur avec Ernesto  (le chauffeur) Mario (tribulante: le gars qui aide le chauffeur) et Ayde (la cuisinière). Nous étions donc un groupe de 14, avec une famille de finlandais, un couple de belge, un péruvien, un indien et le guide!


Macao domestiqués à Pilcopata
Les enfants tous contents de faire du rafting à Atalaya


Parmi les différentes activités que nous avons fait, il y avait surtout des marches dans la jungle et de l'observation d'oiseaux. Nous avons ainsi eu la chance de voir des caïmans, des tortues, 4 à 6 espèces de singes différents, des macaos (perroquet rouge et bleu, voir photo) et d'autres sortes de perroquets, une bonne trentaine d'espèces d'oiseaux différents et des Capibaras, le plus gros rongeur au monde. Les marches dans la jungle incluaient aussi des marches de nuit pour trouver des insectes et des grenouilles ou encore des chauve-souris.


C'est pas évident comme ça, mais elle était plus grosse que ma main!

Sexy Sophie avec son poncho, la nuit, dans la jungle, sous la pluie.


Un macao sauvage dans son nid: un palmier sec.
Nous avons aussi vu beaucoup d'espèces végétales exotiques. Déjà, les racines de tous les arbres sont sur le sol et non pas dans le sol (trop pauvre). L'humidité est telle qu'à peu près tout est recouvert de mousse. Notre guide, Juan Carlos, nous a appris beaucoup de choses que l'ont peu faire avec différentes plantes indigènes et ce que les tribus utilisent pour se soigner.

Cet arbre est un ceiba estimé à 400 ans. Ses racines peuvent faire jusqu'à un demi-kilomètre.


Nous avons toutefois eu un petit problème au courant de notre séjour. Pour observer les loutres de rivières géantes, nous sommes embarqués sur un ''catamaran'' de bois (on parle plutôt d'un radeau de 3m x 3m monté sur deux grosses pirogues). Sans moteur, tranquillement, sur le lac Otorongo, nous sommes partie à onze. Alors que Keven changeait de place avec notre ami Indien, le catamaran s'est soudainement fendu en deux sous leurs pieds, sur le 3/4 de sa longueur, retenu par trois planches à l'avant. Heureusement, personne n'est tombé dans l'eau, que quelques objets, pour la plupart flottants. Une seule perte: mon appareil photo! J'aurais eu une belle photo de caïman noir et des photos de Keven, mais elle est au fond du lac, donc toutes les photos sont prises par Keven à partir de maintenant!

Mais bon, on allait pas s'en tirer comme ça au Pérou, le lendemain, ils ont viré les bancs de bois, ils les ont cloués au catamaran et on est repartit sur le lac! On a jamais vu les loutres finalement... 

Sophie qui tient les deux parties du catamaran avant d'accoster.

Mais bon, on s'est remis bien vite de cette histoire, les gens des communautés proches nous ont dit qu'il peut arriver n'importe quoi dans la jungle. On a su deux jours plus tard que deux personnes sont disparues sur le même lac il y a deux ans... un anaconda semblerait-il! Maintenant va savoir si c'est vrai...


Bon, pour terminer en beauté, voici deux super photos (je crois) de Keven, qui montrent bien le genre de paysages auxquels on avait droit à tous les jours.

Le premier matin, dans une zone de transition entre la forêt de nuage et la jungle


Coucher de soleil sur la Rìo Manù

mercredi 12 juin 2013

Machu Picchu

Après bus taxis, un sentier ferré et encore bus, nous avons rejoins le Machu Picchu lundi. Nous y avons passé toute la journée, de 6:00 à 17:30. Une autre journée n'aurait pas été de trop. Nous avons aussi visité le Huayna Picchu (7e photo), qui est une ruine placée sur la crête de la montagne que l'on voit à l'arrière du Machu Picchu sur les photos conventionelles. Il faut absolument voir ce deuxième lieu. Avoir construit une « maison » et des espaces d'agricultures aussi haut ainsi que se promener dans des escaliers hypers à pic fait vivre un émotion bien différente du Machu Picchu. Sans parler de la vue sur toutes les montagnes à 360° une fois en haut.

Le machu picchu a été découvert en 1911. Avec de l'imagination, (Il faut dire que lorsqu'on vit en pensant que le terrain est infini et que nos divinités sont des visages dessinés dans la roche des montagnes, on a beaucoup d'imagination) on peut voir un condor et un puma dans la montagne (3e photo) du Waynapicchu, qui représentent non respectivement la terre et le ciel. C'est en partie une raison de la localisation de la cité. Une autre raison est que les deux monts forme une paire de divinité appelé Los Yanantin... Bref, sur le 8e photo, on voit les ruines de Huayna Picchu, le Machu Picchu au loin, et la rivière Vilcanota, à 700 mètres de hauteurs.










Moi, je vis en haut (Juste pour toi Joannie)

lundi 3 juin 2013

Corpus Christi

Jeudi le 30 mai, c'était la fête du Corpus Christi, un jour férié pour tous les cusquéniens. Il y avait un défilé de sculptures de Saints à la Plaza de Armas. Il y avait aussi des musiciens, des danseurs, des gens en costumes de fête et beaucoup, beaucoup beaucoup de monde! 

Plaza de Armas le jour du Corpus Chirsti



 

Pour cette journée spéciale, le repas traditionnel est du 'Chiriuchu' une assiette formée de maïs grillé, du fromage, du poulet, du cuy, de l'intestin de cuy farcie avec des patates, de la viande et des épices (ça a l'air de rien dit comme ça, mais c'est super bon!), des algues, des œufs de poisson et une sorte d'omelette fait de farine de maïs, d'herbes, d'épices et frite dans l'huile! Le but c'est de manger d'une peu de tout en même temps (et avec les mains) pour avoir le goût du Chiriuchu. Les cuisiniers et vendeurs sont toutes des familles de Cusco qui font ça d'années en années. Toutes la ville est au centre pour manger en plein air du Chiriuchu avec une bonne cusquena (la bière locale) ou de la chicha (boisson locale à base de maïs que les Incas buvaient aussi).






 




samedi 1 juin 2013

La vie à Cusco



Cela fait maintenant plus d'une semaine que nous sommes a Cusco et je n'ai rien écrit car nous sommes très occupés, surtout a dormir! L'altitude a plusieurs effets comme l'essoufflement, la fatigue chronique, problèmes de digestion, etc. La première fin de semaine, nous n'avons à peu près rien fait, sauf apprendre à prendre le bus de chez nous jusqu'au Centro (ce qui n'est pas si simple, car le combi ne s'arrête que si on le demande)

Une des plus belles maisons du quartier de Santa Ursula où nous vivons

Cette semaine, nous avons suivi avec assiduité nos cours de grammaire et de pratique, à tous les jours pendant 4 heures. Les professeures sont des mères monoparentales qui ont suivi une formation. Elles apprennent aussi l'anglais peu à peu avec les étudiants. Il y a bizarrement beaucoup de québécois a FairPlay, c'est le seul endroit où nous en avons croisés. Les Français, eux, sont partout par contre! Les mardi, il y a aussi des cours de cuisine locale et le vendredi de salsa!

Notre famille est génial! Il y a Meruja, la grand-maman, c'est elle qui fait les repas et s'occupe de la maison. Liliana, la maman, est médecin dans un centre de santé en banlieue (plus pauvre). Mardi dernier elle a eu 38 ans et plusieurs amies sont venus la visiter. Après souper on lui a fait des crêpes avec du sirop d'érable! Hannia, sa fille, a 7 ans et elle est super cute. Bougoneuse à fond, Keven s'amuse à la taquiner. Il y a aussi Chimòn, le chien fou : perro loco! Ce chien ne cours pas, il vole! J'ai eu du mal à le prendre en photo sans qu'il lèche tout l'appareil...




Les cages à hamster du jardin
Il y a un petit jardin en arrière avec des herbes et des légumes, mais surtout des hamsters (pour manger)!!! Les Incas, et les espagnols après eux, mangeaient communément des hamsters, ou en tout cas des gros hamsters, je ne suis pas sûre du nom en français. (cuy en espagnol, prononcer ' coulli ') Malheureusement, il sont encore trop petits pour que ça vaille la peine de les cuisiner nous dit Meruja...

Jardin


Fleurs dans la cours intérieure
Nuestra habitacion


Poteries