dimanche 7 juillet 2013

El Altiplano

La Paz

Après ces quelques jours de repos à Copacabana, nous avons traversé le lac, puis les plaines de l'Altiplano pour se rendre dans la capitale bolivienne : La Paz. C'est une grande ville avec des grattes-ciel, une diversité ethnique plus prononcée et une banlieue pauvre. Les rues ET les trottoires sont des mercados (marchés) constants où on peut trouver de la bouffe de rue (dont je rafole), comme du dentifrice ou encore de l'huile la moteur! De luxueux hotels et autres édifices modernes côtoient des bâtisses abandonnées. Il y a beaucoup de monde, mais la grande ville me rend nostagique de Montréal... 

Vue du bus (de la bus) entre Copacabana et La Paz ;-)


Coucher de soleil à La Paz


Un site archéologique important de cette région est celui de Tiwanaku, une culture pré-Inca. Dans le musée, on retrouvait une quantité et une qualité impressionnante de céramique et de technologies architecturales et agricoles. Deux monolites (dont un trois fois plus grand que celui de la photo) représentant la Pachamama (la terre-mère), la porte du soleil et le temple semi-souterrain démontre l'évolution de cette société qui s'est éteinte avant même l'arrivée des Incas.

Statue d'environ 3 m taillée dans un seul bloc


La puerta del sol, peut-être un calendrier solaire


















Potosì

Nous sommes parti aussi vite que nous sommes arrivés, vers Potosì, une ville minière qui fût autrefois plus riche et plus populeuse que Paris ou Londre (vers le 17e siècle). L'architecture coloniale est superbe, les parcs sont remplis de sculptures et de fontaines et il y a plusieurs musées décrivant l'ère industrielle de la ville.





Sculpture de bois taillée à même un arbre mort sur la Plaza principale


Potosì, avec la mine en arrière fond

Cela fait 450 ans que les mines du Cierro Rico sont exploitées (surtout pour de l'argent et du zinc) et la majorité des familles vivent toujours de cette industrie. L'activité la plus intense que nous ayons fait jusqu'à maintenant est certainement la visite d'une mine de Potosì. Avec d'ancien mineurs convertis en guides, nous sommes entrés dans la partie ''la plus facile'' de la mine, alors qu'un autre groupe est allé dans la section profonde où il fait 35 degrés! Après avoir trinqué avec les mineurs et prié El Tio (le diable) de nous laisser sortir vivants et nous sommes ressortient dans un mélange de boue et de poussière.

Trois mineurs avec leur feuilles d coca mâchées dans la joue pour se couper la faim.
Comme il nous l'avait été décrit, ces hommes travaillent dans des conditions moyennageuses, avec des wagons de fonte pour sortir les minéraux et sans masque. Le plus grand danger pour eux n'est pas de rester pris dans la mine, mais plutôt de mourir de silicosis (une maladie des poumons), vers l'âge de 35 ou 40 ans. Ce soir là, à l'auberge, nous avons visionné un documentaire sur la vie d'un orphelin de 14 ans qui travaille dans une mine de la région avec son frère de 10 ans, très prenant. (Nous en avons une copie pour les intéressés). Je ne sais pas il date de quand, mais il paraît assez rescent pour croire qu'il y a encore des enfants dans les mines aujourd'hui, bien que nous n'en ayons pas vus...

À la sortie de la mine, les mains croutées de poussière


 Désolée pour la fin triste, je n'ai pas de coucher de soleil cette fois-ci. On voulait voir la Bolivie, on a vu la Bolivie!























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